• Laïcité: impartialité ou neutralité?

    En France la laïcité repose sur trois principes, que je présente de façon un peu non conventionnelle dans un but didactique :

    - Le principe de séparation des pouvoirs entre l'Eglise et L'Etat : la religion ne règle pas la vie politique, sociale et économique de la Nation. Elle n'est pas au-dessus des lois, ce qui signifie que l'Etat doit être suffisamment fort pour proclamer non pas que dieu lui-même est au-dessus des lois, question rationnellement sans objet, mais que ceux qui se réclament de la parole divine ne le sont pas.
    - Le principe de liberté : sans être absente de la vie sociale, la religion relève de la vie privée des personnes qui exercent librement un choix souverain : je peux, en tant que citoyen, croire, ou ne pas croire en tel ou tel dieu, sans avoir de compte à rendre à quiconque. Cette liberté de choix personnel se traduit pour les croyants par la liberté d'exercice du culte, lequel est un ensemble de faits matériels comprenant notamment des signes ostentatoires, dont l'extériorisation peut être réglementée en fonction des nécessités de l'ordre public. Pour les non-croyants, cette liberté se traduit par la possibilité de vivre une vie « condamnable » au regard des règles de telle ou telle religion, sans encourir de sanction.
    - Le principe de protection : l'Etat garantit, dans l'égalité et la liberté, l'exercice du culte de chaque religion, afin d'éviter les conflits entre religions, ou entre les croyants des différentes obédiences ou les non croyants. Il assure aussi sa propre protection en veillant au respect du premier principe, afin d'éviter qu'une religion ne prenne le pouvoir, ou au contraire, afin d'éviter que sa mission de surveillance des religions ne l'entraîne à ne plus respecter le deuxième principe. L'Etat régule et s'auto-régule.

    Quelques remarques :

    La laïcité se distingue:

    - Du « sécularisme » : système qui établit un principe de séparation, mais accorde constitutionnellement ou légalement à l'Eglise un statut particulier. Se dit aussi pour les Etats dont la constitution fait référence à dieu.
    - Du « pilarisme » : système d'organisation politique qui, parallèlement aux institutions politiques classiques, fait reposer la vie politique de la Nation sur les « piliers » de la société civile, sorte de corps intermédiaires plus ou moins précisément nommés et régis par des lois ou des règlements, ou leurs propres règles internes. L'Eglise peut être l'un de ces piliers.
    - Du régime concordataire : contrat passé entre l'Etat et l'Eglise pour régler leurs relations, d'égal à égal.
    - De la religion d'Etat : système qui instaure une religion particulière, parfois avec un double caractère obligatoire et exclusif.
    - De la théocratie : gouvernement des prêtres.

    La frontière entre ces systèmes n'est pas toujours facile à tracer. Et les apparences sont souvent trompeuses : qui aurait dit que la Suède était jusqu'il y a peu un pays à religion d'Etat ? Les Etats-Unis sont une république laïque, pourtant le président prête serment sur la bible... ? Saviez-vous qu'en Allemagne, l'Etat prélève un impôt pour le compte de l'Eglise ?

    Le principe de laïcité est constitutionnel : ce qui signifie qu'il est hautement protégé juridiquement. La protection de la laïcité peut nécessiter légitimement l'engagement de la force publique, sous contrôle judiciaire, soit dans le but de protéger les institutions de la république (éviter la contestation des fondements de la république), soit dans le but de protéger les personnes (éviter les crimes racistes par exemple), ou les biens (éviter les profanations ou les attentats) ou les groupes de personnes (éviter les discriminations).


    Une question d'ordre public : en France, la surveillance des cultes relève du ministère de l'intérieur. Dans ce pays, la religion est traitée comme une question d'ordre public, comme la prostitution ou l'alcool au volant, que cela plaise, ou non. Cela n'a rien d'outrageant : notre histoire nous a appris que la religion est facteur de désordres, elle est donc traitée comme tel. Cependant, cette approche pragmatique n'enlève rien au respect dû aux personnes et à leurs convictions. En somme, la république distingue dieu, dont elle n'a cure, des religions, qu'elle surveille, et des personnes, qu'elle protège. Ainsi soit-il, pourrait-on dire.


    Une construction juridique subtile : la république, dit la loi, ne reconnaît aucune religion. On peut prêter au verbe reconnaître un sens diplomatique. En diplomatie, ne pas reconnaître un Etat revient à le considérer comme inexistant. En revanche, la république reconnaît les organisations religieuses, sous forme d'association ou d'instance représentative diverse, à qui elle accorde d'ailleurs un statut fiscal avantageux, d'où la ruée des sectes vers la reconnaissance par l'Etat de leur statut d'organisation religieuse.


    Une histoire tourmentée : la France fait avec son histoire, au cours de laquelle la question religieuse a eu, et conserve encore, une importance primordiale. Il y a une sorte de chronologie en quatre temps, comme un moteur :

    1 - Fille aînée de l'Eglise, la France a connu des guerres de religion, âpres et féroces, mettant aux prises pendant des siècles les tenants des divers courants du christianisme, de la Saint Barthélemy à la révocation de l'Edit de Nantes en passant par la croisade des Albigeois. Cette guerre civile, liée au protestantisme mais pas seulement, a peut-être fait des millions de morts. Et pas qu'en France, à travers l'Europe aussi. Les pages les plus noires de l'histoire de l'humanité ont été écrites dans ces moments là. L'idée de recommencer nous plaît aussi peu qu'elle ravit ceux qui ne les ont pas encore écrites.

    2- Ensuite ou en même temps, selon les périodes, il y a eu la question de l'autonomie du pouvoir de l'Etat par rapport à celui de la religion. La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est seulement un jalon, mais pas un point final. Entre l'Etat, devenu en France la république des Lumières, et les religions, le combat est permanent. C'est la guerre de toutes les guerres, elle est de siège, de mouvement, de position et d'escarmouches. Inutile de croire que nous pourrons nous endormir tranquille à l'ombre d'un problème réglé, il ne le sera jamais. La mission est donc simple : une sentinelle, un rempart, des valeurs à défendre et une bonne arme entre les mains. Maintenant, camarade, choisis ton camp.

    3 - Après cela, ou en même temps, c'est selon, il y a eu la question juive, sujet si vaste que je ne commencerais même pas à tenter de l'aborder. Rappelons-nous seulement que dans notre histoire la plus récente, il y a eu l'affaire Dreyfus et la Collaboration.

    4 - Et maintenant, la question musulmane, ou plus exactement, la question islamique. Ces questions-là, nous avons du mal à les comprendre, car elles sont en cours de décryptage.


    Dernière remarque, celle où je veux en venir : le principe d'impartialité de l'Etat à l'égard des religions est intrinsèquement contenu dans les trois principes de la laïcité, bien qu'il soit souvent présenté de façon autonome, ce qui permet de le discuter dans le but éventuel de le remettre en cause, sans donner l'impression de s'attaquer à l'ensemble de l'édifice, dont il assure pourtant le soutien principal.

    Parce qu'il est un garant, l'Etat doit être impartial. La partialité éventuelle de l'Etat ou de l'une de ses administrations n'est cependant pas un cas d'école, loin de là : ici, un restaurant universitaire refuse de servir une étudiante, au motif qu'elle porte un voile. C'est un abus. Là, un aéroport écarte de son emploi un salarié au motif qu'il est musulman, ce qui lui semble incompatible avec les règles de sécurité anti-terroristes. C'est un abus. Là encore, c'est un préfet qui fait expulser expéditivement un imam, lui reprochant d'avoir tenu des propos encourageant la violence contre les femmes, sans prendre la peine de vérifier la matérialité des faits, qui se sont ultérieurement révélés faux. Abus.

    En principe, la justice sanctionne ces abus. Mais parfois, il arrive que la justice elle-même s'y perde un peu. Ainsi par exemple, deux juridictions françaises, un tribunal correctionnel puis une cour d'appel, ont condamné pour injure publique en raison de l'appartenance à une religion les représentants d'une association de lutte contre le sida, au motif qu'elle avait employé pour l'une de ses campagnes d'information l'expression « sainte-capote », sur plainte d'une association servant de faux nez à un mouvement d'extrême droite. Cette malheureuse condamnation a finalement été annulée par la cour de cassation, ce dont on ne peut que se féliciter. Mais l'affaire montre bien qu'une certaine confusion règne à propos de la laïcité, car la cour d'appel qui avait condamné les prévenus se référait explicitement à une notion « d'offense envers la communauté catholique ». Pour en arriver là, il fallait que ces magistrats aient perdu de vue les fondements même de la laïcité. Inquiétant, donc.

    Si la bienveillance recommande de mettre ce faux pas sur le compte d'un instant d'égarement, il convient aussi de remarquer que les épreuves de force entre les tenants d'une religion et ceux qui ne tiennent rien d'autre qu'une plume ou un crayon, ou un appareil photo, ou une caméra, ont tendance à se multiplier.

    Pour les éviter, certains média frileux ont recours à l'autocensure et tout ce qui s'apparente à du religieux est évacué de leur production médiatique, avant même publication. Quelques Cènes provocatrices sont ainsi parties à la corbeille. D'autres médias, négligents sans doute, n'ont même pas le temps de pratiquer l'autocensure avant la mise sous presse, et voilà que partent vers les kiosques des caricatures de Mahomet ou l'article brûlot d'un Redeker. Ils ne leur restent plus alors qu'à s'interroger sur l'opportunité de faire de plates excuses, exercice dans lequel certains d'entre eux font preuve d'un zèle émouvant.

    Chacune de ces affaires - Sainte capote, caricatures de Mahomet, Cène à la corbeille, Redeker - a ses mérites : elles éclairent toutes les principes de la laïcité sous un angle différent. Nous devrions donc être particulièrement bien « éclairés » sur le sujet. Or, ce n'est pas le cas : la confusion règne.

    L'un des centres de gravité de cet univers de confusion est la remise en cause du principe d'impartialité de l'Etat.

    Par une dérive sémantique, le principe d'impartialité de l'Etat est de plus en plus souvent assimilé à un principe de neutralité. La neutralité est un concept complexe et radicalement différent de l'impartialité. Comme d'habitude dans ce domaine, les voies qui mènent en enfer sont pavées de bonnes intentions, et ceux qui postulent pour la neutralité de l'Etat en matière religieuse n'ont pas toujours conscience qu'ils allument la mèche d'un explosif particulièrement détonnant.

    On trouve actuellement trois grands types de comportements ou de discours « pro-neutralité » :

    1 - Des comportements individuels de revendication : par le port ostensible de signes religieux, par la contestation verbale, par le refus de se plier à des règles communes, voire par des actes violents, essentiellement dans les locaux affectés à des services publics, comme l'éducation nationale ou le service public hospitalier. Fondamentalement, ces personnes exigent que la république soit neutre à leur égard, c'est à dire qu'elle ne perturbe en aucun cas l'application de ce qu'elles tiennent pour une règle divine, y-compris lorsqu'elles se trouvent dans un cadre social qui n'applique pas ces règles. C'est donc un concept de neutralité extensif. La somme de ces comportements individuels finit par faire croire à un mouvement de masse. La réalité semble bien plus nuancée.

    2 - Des discours idéologiques organisés autour de « la sainte alliance des monothéismes » : on désigne par-là ceux qui, au sein des religions catholique romaine, juive, ou musulmane n'acceptent pas l'idée qu'une république proclame que la loi des hommes à une valeur juridique supérieure à celle de leur dieu. C'est le camp des durs. Comme souvent, les extrêmes se rejoignent : si les uns et les autres ne se supportent pas, ils s'allient néanmoins contre leur ennemi commun, la république. Ces durs passent pour minoritaires, mais actifs.

    3 - Des discours intellectuels : la notion de neutralité de l'Etat est omniprésente dans le champ social. On la rencontre constamment et depuis longtemps en matière économique, par exemple. Mais aussi en matière culturelle et artistique, scientifique, etc. Et même dans le domaine... politique ! Un Etat politiquement neutre...ça laisse songeur, non ? Dans le domaine de la laïcité, ce discours commence à se retrouver lorsque, dans un souci souvent légitime on souhaite pratiquer une politique anti-discriminante à l'égard des Musulmans français ou vivant en France, car on perçoit que, par comparaison, la laïcité à la française leur donne moins de droits ou moins de reconnaissance qu'aux croyants des autres religions, notamment et surtout les Catholique. Tout se passe comme si on voulait libéraliser un marché dominé par un « opérateur historique », l'Eglise catholique romaine, dans le but de permettre la concurrence, donc la liberté de choix des consommateurs, en favorisant l'émergence des challengers, c'est à dire en premier lieu les Musulmans.


    Actuellement, l'enjeu de cette dérive sémantique est de ne plus faire de la question religieuse une question d'ordre public, mais une question relevant d'une approche communautariste. Il n'y a pas toujours du mal à cela, car la conception « ordre public » n'est pas facile à vendre à une opinion publique prompte à se rebeller face à l'autorité, alors que l'approche communautariste a le mérite d'être « proche » des gens. Or, la proximité est une valeur supérieure dans les sociétés modernes, marquées par la solitude et le sentiment de vulnérabilité des personnes. Et n'est-on pas plus « proche » dans une communauté ? N'est-ce pas conviviale, une communauté ?


    Le raisonnement de base du principe de neutralité de l'Etat consiste en fait à déporter le problème de la laïcité sur un autre terrain : celui de la croyance, qui n'a au demeurant rien à voir. Est ainsi posé en principe de départ que le fait de croire en un dieu est une croyance, ce qui est exact. Par conséquent, le fait de ne pas y croire est aussi une croyance, ce qui est vrai, en première analyse. Jusque là, rien de grave. C'est après que cela se gâte : est posé en second principe que la république est athée, donc qu'à travers la laïcité, elle tente d'imposer SA croyance : il ne faut pas croire en un dieu !

    D'où il résulte que le principe de laïcité est en lui-même une atteinte au principe de la liberté de choix individuelle. D'où il s'ensuit qu'il convient de l'amoindrir pour que l'Etat soit neutre et que les personnes puissent librement adhérer aux croyances de la communauté de leur choix.

    Est neutre toute chose qui n'intervient pas dans le cours d'un événement pour en modifier le résultat final. La neutralité de l'Etat n'est pas un concept neutre. Proclamer que l'Etat doit être neutre, c'est aller aux devant de graves déconvenues : lors d'un procès, tel terroriste, tel meurtrier, ou tel violeur prétendra agir au nom de dieu et refusera la sentence de la justice des hommes. Pour l'instant, ce moyen de défense est purement incantatoire. Avec un principe de neutralité de l'Etat à valeur constitutionnelle, il deviendra juridiquement efficace, si bien que les cours de justice devront dénier leur compétence à juger tous ceux qui se réclament de leur foi et ils demeureront impunis s'ils ont commis des infractions. Dans certains pays, où de telles choses se produisent déjà, ces criminels reçoivent même l'équivalent d'une légion d'honneur.

    Au-delà de l'aspect pénal, le principe de neutralité de l'Etat en matière religieuse revient à modifier le cours de la ligne de partage des eaux entre ce qui relève du spirituel et ce qui relève du temporel : si la loi républicaine est neutre par rapport à la loi religieuse, c'est à dire s'il lui est fait interdiction de modifier ce qui résulte de l'application d'une règle religieuse, alors cela signifie que chaque communauté religieuse pourra vivre sous l'empire de sa propre loi, y-compris si celle-ci déroge à la loi commune. On voit d'ici les catastrophes que cela peut provoquer, et je n'aborde même pas la question de la définition d'une communauté religieuse, dont les contours sont des plus floues.

    Le danger est si connu que les partisans de la thèse de la neutralité de l'Etat en matière religieuse se gardent de l'évoquer publiquement, mais l'on sent à l'ambiance que certains d'entre eux poursuivent secrètement le but d'amoindrir l'autorité de l'Etat républicain face aux religions.

    Je préconise donc d'en rester à une notion « ordre public » de la laïcité. Quoique dure, cette conception n'a pas empêché les Catholiques de décider de dire la messe en français plutôt qu'en latin, les Protestants de continuer à protester, les Juifs de porter Kippa et les Musulmans d'égorger les moutons ou de porter le voile. Donc elle assure à chacun une liberté « suffisante » en matière religieuse. Le concept de liberté suffisante choque, car pour nombre d'entre nous, la liberté religieuse est un concept absolu, puisqu'il il relève de la vie privée. Ailleurs, je ne sais pas, mais en matière religieuse, mon conseil est : plus ? Même pas en rêve. Le concept de « suffisance » est largement suffisant.


    Donc, déconstruction : le discours de la neutralité de l'Etat repose sur des idées. Elles sont fausses.

    L'athéisme est une croyance : non, c'est tout le contraire. C'est une absence de croyance. Les faits de croire et de ne pas croire ne sont pas deux données équivalentes qui peuvent être mises en balance comme le + ou le - d'une opération mathématique. Les deux, quoique également respectables, procèdent d'approches personnelles fondamentalement différentes : quand on ne croit pas en un dieu, on peut ne pas y croire de nombreuses de façons différentes et chacun a la sienne. Quand on croit en un dieu, on fait en général beaucoup plus que croire seulement en l'existence d'un dieu, on adhère à une religion (je laisse de côté ceux qui croient en une « puissance supérieure gouvernant l'univers » en dehors de tout cadre religieux car ceux-là ne se réfèrent pas à un système de valeurs spécifique). D'autre part, le fait que beaucoup adhèrent à une religion sans vraiment la connaître (cas fréquent, paraît-il, des jeunes Musulmans des banlieues) ne change rien à l'histoire, puisqu'il s'en réclament, donc ils revendiquent une appartenance, alors que l'athée, ou l'agnostique, ou l'incroyant, ou l'infidèle, ou le païen, ou que sais-je encore, ne revendique pas d'appartenance à une religion. Mais il arrive que l'athée revendique une appartenance à une république, à l'égal du croyant d'ailleurs. Ce qui nous amène au second point.


    La république d'aujourd'hui est athée : non. La république n'impose aucune croyance anti-religieuse ou religieuse. Eventuellement, elle s'en sert. Quand elle le fait, elle poursuit le plus souvent une stratégie de maîtrise du fait religieux. J'ai ici à l'esprit l'exemple de la politique qui a été menée de façon plus ou moins fixée par le ministère de l'intérieur pour que les Musulmans de France soient représentés par une autorité unique. Par ailleurs, sur un plan juridique, l'article premier de la constitution précise que la république est laïque, mais qu'elle respecte toutes les croyances. Il n'est pas écrit qu'elle est athée, mais qu'elle est laïque, ce qui est différent.

    Les personnes sont plus libres face à leur communauté que face à l'Etat : non. Dans une communauté, on n'est pas nécessairement libre. On dit que parfois, il vaut mieux vivre dans une grande ville qui garantit un certain anonymat, gage de tranquillité, que dans un petit village où chacun épie les moindres faits et gestes de son voisin pour mieux faire courir des rumeurs ou l'accuser de toutes les vilenies, comme jadis les sycophantes dans la démocratie grecque antique. Certes, le problème se corse lorsque l'Etat lui-même adopte une démarche sécuritaire dont il faut dire, et on ne le dira jamais assez, qu'elle est communautariste dans son fondement : surveiller, ficher, encarter, espionner, filmer, écouter, filocher, punir, etc, sont des actes qui, lorsqu'ils deviennent une mauvaise habitude, relèvent de l'entre soi : assurer la protection de ce qui me ressemble, détruire ou exclure ce qui ne me ressemble pas devient alors la devise de la république (en ce moment, on est en plein dedans et le tenant de cette approche est le Ministre de l'intérieur actuel, candidat à la présidence de la république, dont on peut dire qu'il est le ver dans le fruit, mais qu'on l'accepte car il n'est pas le plus vorace).

    Les gens ont des identités exclusives : non. Les « gens » ne sont pas des cons. Ils sont parfaitement capables d'avoir plusieurs identités sans présenter de troubles de la personnalité. On peut être Corse, Breton, Basque, Français, Européen, citoyen du monde, athée, croyant, de gauche, de droite, femme, homme, hétéro, homo, bi, etc. Les gens ne sont pas gênés par cela, mais ceux qui les gouvernent, oui. Essayez de formater l'esprit d'un homme qui a plusieurs identités, pour voir. Vous constaterez que même avec de gros moyens, vous aurez du mal, car chaque identité est un refuge pour son libre esprit. Chaque fois que vous penserez l'avoir coincé, il ira dans un autre de ses refuges, avec tout ce qu'il est. Comme une sorte de Maquisard qui recule devant une force mécanique supérieure sans pourtant renoncer à résister. Il est difficile de coincer celui qui a plusieurs identités, alors qu'il est extrêmement facile de coincer celui qui n'en a qu'une, car il la trahit toujours, ou il a toujours, d'une façon ou d'une autre, un point faible exploitable pour le dominer. Le discours qui consiste à nous persuader qu'il faut faire un choix entre la religion et la république est un discours de domination : nous avons plusieurs identités. Et le pire, ou le meilleur, est que nous n'avons aucun compte à rendre à ceux qui prétendent nous gouverner sur ce terrain. Le propos semble subversif ? Il n'est pourtant que l'application stricte du principe de laïcité. Car ce que je dis ne heurte en rien l'ordre public : c'est l'ordre public.


    Tout ce que je viens d'énoncer sur la laïcité est classique et même si je l'ai fait parfois avec trop de vigueur, on peut parier qu'une société comme la nôtre fera rencontrer à une exécution trop ferme des principes que je rappelle les obstacles de la modération et de la contradiction, ce qui devrait largement nous suffire pour assurer l'essentiel de la liberté dont nous avons besoin pour vivre heureux, ensemble.

    Le problème à mon sens n'est pas là.

    Le problème dans ces principes est que ceux qui les refusent n'y croient pas parce qu'ils les trouvent incompréhensibles, et ceux qui les comprennent n'y croient plus vraiment, alors que par ailleurs ils les acceptent...

    A moins que ce ne soit le contraire...

    En clair, j'ai l'impression que dans le combat de la laïcité, les partisans de la république laïque prennent le risque de perdre, essentiellement en raison de leur manque d'organisation, en face d'un adversaire lui-même très désorganisé, ou pas aussi fort qu'il en a l'air.

    Cela rappelle la défaite de 1940.

    Du coup, cela fait ressortir les accusations de traîtrise, donc les procès permanents d'intention. Cette atmosphère de règlements de compte n'est en tous cas pas très propice à une action commune efficace, condition de base de la réussite de toute entreprise humaine laissant une trace dans l'histoire. Or, c'est bien le moment d'en laisser une.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:25
    Quand je pense
    que pendant ce temps là, Francis Spizner mène campagne...
    2
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:27
    M'en parle pas!
    Et comme d'hab, cette putain de mise en page est à chier!
    3
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:31
    Ouais,
    c'est pour cela que je ne l'ai pas encore lu. Je me suis dit que tu allais rendre tout cela lisible... Parce qu'en revanche le zsujet m'intéresse beaucoup, d'autant plus de ton point de vue.
    4
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:32
    Là!
    c'est déjà mieux, non? Ou ya du code partout?
    5
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:33
    Ouahou !
    ça c'est du post ! et pas dans le raccourci. Sciences-Po, option "service public"... CFPA... ? Il faut que je relise tout ça à tête reposée. Tu ne l'effaces pas celui-là, hein ?
    6
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:33
    Ah bah oui
    là c'est much much better.
    7
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 12:40
    Vi
    mais veut pas justifier le texte la méchante machine pas belle vilaine!
    8
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 13:12
    ça c'est
    du post chiant ! Bisous fruités
    9
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 13:43
    J'ai même pas lu...
    ... j'suis trop occupée par mon cul pour m'occuper de mon cerveau, là tout de suite, mais je reviendrai :)
    10
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:00
    et ben....
    effet "champagne" ???
    11
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:06
    Nikoo
    Nan, c'est l'effet "campagne". J'entre en campagne.
    12
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:07
    Bonjour Inno
    Désolé pour hier, bug.
    13
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:09
    Salut Angy
    Franchement chou, j'te vois carrément pas te taper un post sur la laïcité en ce moment. Waf waf waf!
    14
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:14
    Et aujourd'hui
    tu viens papoter ?
    15
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:15
    au fait
    tu veux pas faire le même en 15 fois raccourcis pour moi stp ?
    16
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:19
    Plus court?
    Non :)) Chuis sadique.
    17
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:21
    bah
    je lis pas alors. Et pour n'msneuh ?
    18
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:33
    Msn
    Nan, peux pas.
    19
    Mercredi 29 Novembre 2006 à 14:34
    oki
    doki
    20
    Cosmic
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 00:07
    Wahou
    Je retrouverais presque l'envie d'ecrire (clavier sans accent, sorry). Merci pour ce post qui, en premiere et superficielle lecture, m'a l'air tres tres tres bien. Des que possible, je repasse lire.
    21
    Vendredi 1er Décembre 2006 à 15:19
    Salut Cosmic
    tu vas pas le croire, mais je viens de me taper le discours de rastibonne. Si! Celui du pape. celui-là même, oui. Eh ben tu veux que je te dise: les Musulmans ont raison de faire le gueule et leur seul tort est d'être les seuls à la faire.
    22
    Vendredi 1er Décembre 2006 à 19:20
    Ton
    analyse est excellente, mais elle oublie les hommes d'état. Chirac et bernadette catholiques fervents, Gaymard, Gilles de robien, Clement également, De villiers catholique pur jus, sarkosy protestant, etc... Les hommes d'état ont tous leurs églises et ils seraient les garants d'une séparation entre l'état et les églises de toutes obédiences confondues ? S'il existe tant de problèmes à ce que ces principes de la République soient les piliers de sa légitimité, les hommes à la tête de la République doivent être d'aucune église et placer l'état comme seule obédience à mon sens, ce qui est bien loin d'être le cas, à droite comme à gauche, comme chez les verts et les rouges, nombre d'entre eux appartiennent à des églises...
    23
    Lundi 4 Décembre 2006 à 08:01
    Toi t'as pas de probleme
    de foi)) Je dirais meme que t'est le pape du post...
    24
    Lundi 4 Décembre 2006 à 15:23
    Salut Yehuda
    Non, côté foie, ça va. Mais va falloir que je fasse mon ketchup quand même.
    25
    Lundi 4 Décembre 2006 à 15:27
    Salut Against
    Ben c'est ça aussi la laïcité: le gouvernant peut être croyant. Du moment qu'il respecte le principe. Mais surtout, je vois pas trop comment on peut s'assurer qu'une personne qui sera élue ne croit pas en dieu. Un athée peut être tartuffe après tout, ce n'est pas réservé qu'aux bigots.
    26
    martin fricotin
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 12:01
    Ouais
    Et ben Choky...Chapeau ! Chapeau bas même.
    27
    Lundi 11 Décembre 2006 à 12:27
    Oui, Martin
    dans le fond, keske ça vaut toussa? Et je te parle même pas de combien ça coûte. Ca, c'est TF1 qui donne la réponse. keske ça vaut?
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      Commentaire :


    28
    Lundi 11 Décembre 2006 à 16:49
    peux tu Choky
    me contacte en mess interne. Je ne parviens pas à le faire !! Merci
    29
    suggesteur
    Jeudi 21 Décembre 2006 à 17:34
    et sinon...
    à qd les bloggawards ? je te vois bien en maitre de ceremonie.
    30
    Dimanche 24 Décembre 2006 à 12:32
    Joyeux Noël mon chou
    A l'année prochaine sous le gui.
    31
    Hocine
    Mercredi 27 Décembre 2006 à 00:40
    STOP A LA DESINFO !
    LES DERIVES DE LA 3ème COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR LES SECTES : (Par un observateur objectif) Le rapport de la 3 ème commission d’enquête sur les dérives sectaires sur les enfants résume à lui seul les conditions dans lesquelles s’est déroulée, depuis 25 années, une chasse aux sorcières en France ! C’est un vaste canular monté de toutes pièces ! Voici pourquoi en considérant 7 grosses lacunes : 1/LE VERDICT A ETE PREETABLI ! Une lecture attentive de ce rapport montre qu’en réalité ses 50 propositions n’ont pas vraiment de lien avec le travail et les auditions effectués mais sont le reflet d’un verdict préétabli !Ces propositions auraient pu être écrites bien avant même le début des travaux. D’ailleurs depuis le début de cette commission l’objectif était clair : viser et inclure les témoins de Jéhovah pour gonfler les chiffres : pour cela tout était prévu dans le choix des membres, et celui des audités avec des témoignages les plus « affectés »… 2/ DEPUIS LE DEBUT ON N’A PAS DE DEFINITION PRECISE D’UNE ORGANISATION A CARACTERE « SECTAIRE » MÊME SI ON VISE LES MEMES ! Pendant plusieurs semaines la commission est resté sur le chiffre déjà contesté à l’origine de 40 000 enfants et a décidé sur simple proposition de M.JANKOVICI de parler de 60 à 80 000 enfants juste avant le jour de la remise du rapport ! Le rapport utilise près de 600 fois les termes « sectes » ou « sectaire » qui n’ont aucune signification reconnue ni par le droit, ni par la communauté scientifique. À aucun moment, le rapport en question n'en donne une définition claire et précise. Il s'agit là d'une lacune majeure qui enlève toute crédibilité à ce travail. Si on s’appuie sur le simple constat du Bureau des cultes toutes les religions sont susceptibles de générer des dérives sectaires ! 3/-LA COMMISSION A RECUSE D’EMBLEE LE CONTRADICTOIRE ET DONC LA PRESOMPTION D’INNOCENCE ! Aucune minorité religieuse n'a été invitée à venir s'expliquer devant la commission parlementaire. Les membres se sont élevés avec véhémence contre tout témoignage infirmant son verdict préétabli. La parole a été donnée principalement à ceux qui vouent une haine extrême aux minorités de conviction. Aussi aucun spécialiste des religions n'a été convié à faire part de ses travaux afin d'éclairer la commission. Ces scientifiques sont payés par les deniers de l'Etat, mais leurs travaux sont systématiquement ignorés. Pourquoi ? A l’évidence il s'agit d'une nouvelle tentative de manipulation de l'opinion publique de la part de la « représentation nationale » (les 8 mêmes députés !). 4/IL N’Y A AUCUNES PREUVES TANGIBLES DE DERIVES CONCERNANT LES TEMOINS DE JEHOVAH ! Les députés ont « découvert » avec grand renfort de médias, 18 enfants (4 non scolarisés) dans une communauté (chose qu’ils savaient pourtant depuis un an !). Ce sont les seuls faits, les seules images, mais cela a suffi pour habiller convenablement leur rapport. Les accusations contre les TJ sans l’ombre d’une preuve sont émaillées d’exagération et d’amalgames avec les habituels vieux clichés. Mais la commission est restée muette sur son incapacité à apporter un seul cas concret, une seule preuve. Son seul fondement : le « témoignage » de deux ex-adeptes qui règlent leurs comptes avec « la secte». Emoustillés par les fortes pressions de l’UNADFI certains d’entre eux se mobilisent à travers les médias ou Internet pour criminaliser des minorités ; ainsi sur un site un des leurs a suggéré d' « enfermer les sectes dans des camps de concentration en leur retirant leurs biens et leurs enfants » ! Ceci nous ramène à une autre époque… L’obsession de M.BRARD a en découdre aussi avec eux (qui d’ailleurs le poursuivent pour diffamation) est légendaire au point que lui aussi veut réviser leur histoire dans les camps nazis ; ce qui montre son peu d’intérêt pour les renseignements objectifs. L’accusation selon laquelle les enfants sont élevés dans une condition « d’attente de fin du monde » est grotesque puisque les députés savent bien que même chez les protestants et les musulmans on attend un « Jugement dernier », en fin de compte ce sont les croyances qui sont mis à mal et c’est là ou le bât blesse c’est que selon Jules Ferry « c’est au parents de donner l’instruction religieuse mais à l’école de prodiguer l’enseignement laïque » (Loi de 1905) .D’ailleurs les protestants ont senti le vent tourné… 5/LE RAPPORT FINAL EST TRONQUE ET ALTERE PAR DES PIECES POSTERIEURES AUX AUDITIONS ! On a relevé dans ce rapport tant dans la présentation de Didier Leschi que dans ses réponses aux questions, les phrases mentionnant le fait qu'il n'a pas eu connaissance de dysfonctionnement du service public hospitalier ont été supprimées ! Et comme par hasard apparaît dans les annexes (pages 237-238 des annexes du rapport) la lettre de Xavier Bertrand du 24 Novembre (avec annotation personnelle) en réponse à une demande de Georges Fenech (datée postérieurement à toutes les auditions), qui déplore les infiltrations jéhovistes et considère qu'elles constituent en effet un trouble à l'ordre public. Mais le Ministère de la santé, bien embarrassé, n'a jamais à ce jour confirmé cette fameuse « note » selon lequel les Témoins de Jéhovah troublent l'ordre public en refusant les soins faisant appel au sang (chose au demeurant très rare puisqu'il existe des méthodes alternatives au point qu'aucun cas précis d'incident n'a été retenu par la commission d'enquête !). L’explication est simple ; parmis les audités il y avait un Directeur général de la santé et le conseiller au cabinet du Ministère de la santé ! Ce qui nous amène à nous en tenir à La position même du Ministre de l'Intérieur qui à contre coeur a déclaré qu'au vu de l'avis du Conseil d'Etat de 2002 les Témoins de Jéhovah sont une association cultuelle qui bénéficie des mêmes avantages que les autres. Cette intervention a été appuyée par le Chef du Bureau des cultes sur lcpan.fr 6/LE RAPPORT MET EN CAUSE TOUS CEUX QUI NE VONT PAS DANS SON SENS. Tous ceux qui n’ont pas caressé la commission dans le sens du poil sont visés. Les représentants de l’éducation nationale ont dépeints les enfants Témoins de Jéhovah comme des élèves « modèles ». L’éducation nationale est coupable de laxisme. Le représentant du bureau des cultes a rappelé que l’administration applique les décisions du Conseil d’Etat. Les pouvoirs publics font preuve de "négligence" voire de "complaisance"! 7/LES VERITABLES MINEURS EN DANGER NE SONT PAS LA OU ON L’A RAPPORTE ! Le rapport ne mentionne pas de façon explicite le fléau du satanisme qui se développe par le biais de la mode du gothisme et qui provoque des violences et suicides en nombre. Aucune mesure concrète ; parents si vos enfants sont pris dedans l’Etat a payé en millions d’euros une commission avec l’argent de vos impôts qui ne sert à rien ! Alors que lors des auditions la plupart des intervenants ont alerté les députés sur le fléau du satanisme chez les jeunes qui les amène à se suicider. Aucune trace concrète sur le rapport et aucune mesure contre cela ! Pourtant le président de la MIVILUDES connaît quelques cas bien précis à ce sujet en évoquant les fêtes chez eux aux solstices période pendant laquelle ils doivent offrir à « Satan » des sacrifices. La plupart des cas ces offrandes sont des vies humaines qui disparaissent ! Le sang doit couler…Triste réalité grandissante, espérant que cette nuit du 22 décembre les victimes disparues ne soient pas trop nombreuses ! Ces meurtres ne sont rien à côté des présupposés dérives concernant le refus de traitement faisant appel au sang chez les Témoins de Jéhovah ! Pourtant ces « sous citoyens » ne cherche ni plus ni moins les meilleurs traitement pour leurs enfants en faisant appel aux méthodes alternatives ? En conclusion ce rapport est un prétexte pour bouffer de la secte avant noël, il n’avait qu’une cible : les Témoins de Jéhovah dont M.BRARD veut régler ses comptes et il génère lui-même des troubles puisque des milliers d‘enfants vont subir des brimades du fait de leur appartenance religieuse. Rien qu’en 2006 78 lieux de culte des Témoins de Jéhovah ont subit des actes de vandalisme ! Aucune condamnation officielle…sauf quand il s’agit d’une synagogue ou d’une mosquée. De plus le rapport est quasiment inutile et anti-laïque. Il ne s’attaque pas aux vrais problèmes des jeunes car on aurait pu faire des commissions sur les ravages de l’alcoolisme, du tabac, de la drogue, de la pornographie sur la jeunesse mais cela n’intéresse pas nos députés … Ce qui les intéresse c’est de pouvoir échapper aux procès qui les attends en faisant des commissions (ex : M.GEST, M.BRARD et M.FENECH bizarrement viennent d’annoncer qu’ils vont faire partie d’autres commissions sur des sujet plus ou moins préoccupants …) Pour finir .FENECH a affirmé: "Les parents doivent comprendre que leurs enfants ne sont pas leur propriété; c'est la propriété de l'Etat !" C’est bien beau mais alors qui les élèvent ? Si c’est vraiment la propriété de l’Etat que fait « l’Etat » pour les très précisément 97 000 enfants réellement en danger selon l’ODAS ?
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    Mercredi 27 Décembre 2006 à 17:50
    Plagiat
    Bonjour, je vous écrit parce que vous êtes en lien chez « Entre Ombre et Lumiere », dont le pseudo est N.E.W. J’ai eu la stupeur de lire chez N.E.W de très nombreux textes qui ont été écrits par moi. Les commentaires y étaient très nombreux (merci, je les prends pour moi…) et cette N.E.W. y répondait comme si elle en était l’auteur ! Il aurait suffit de me mettre en lien sur ces notes et non de se faire passer pour leur auteur, ce que je trouve particulièrement lâche. Voici quelques liens vers les textes originaux. http://mouetterieuse.canalblog.com/archives/2006/06/14/2076062.html#comments http://mouetterieuse.canalblog.com/archives/2005/06/30/617054.html#comments http://mouetterieuse.canalblog.com/archives/2005/10/18/906515.html#comments
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    Mercredi 3 Janvier 2007 à 17:05
    La vie des sectes
    écoute robot, déjà j'ai du mal avec les religions, mais en plus les sectes... t'imagines pas.
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    Mercredi 3 Janvier 2007 à 17:07
    Miss Holly
    Joyeux noël (oui, c'est un peu tard) et bonne année 2007.
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